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Tome sixième.
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L Y S I M A £ U E.

Prexape, à qui je métois confié, mapportacette réponse : Lysimaque, si les dieux ont,, résolu que vous régniez, Alexandre ne peut pas vous .ôter la vie; car les hommes ne résistent pas à la volonté des dieux.

Cette lettre mencouragea; et, faisant réflexionque les hommes les plus heureux et les plus mal-heureux sont également environnés de la maindivine, je résolus de me conduire, non pas parmes espérances, mais par mon courage, et dedéfendre jusquà la fin une vie sur laquelle il yavoit de si grandes promesses.

On me mena dans la carrière. II y avoit autourde moi un peuple immense qui venoit être témoinde mon courage ou de ma frayeur. On me lâchaun lion. Javois plié mon manteau autour de monbras: je lui présentai ce bras; il voulut le dévorer;je lui saisis la langue-, la lui arrachai, et le jetaià mes pieds.

Alexandre aimoit naturellement les actionscourageuses: il admira ma résolution; et ce mo-ment fut celui du retour de sa grande ame.

Il me fit appeler; et, me tendant la main : Ly- simaque, me dit-il, je te rends mon amitié, rends-moi la tienne. Ma colère na servi quà te faire faire une action qui manque à la vie dAlexandre.

Je reçus les grâces du roi; jadorai les décretsdes dieux , et jattendois leurs promesses sans lesrechercher ni les fuir. Alexandre mourut , ettoutes les nations furent sans maîtrer Les fils du