ELOGE
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Il revint en Angleterre, et le roi lui donna legouvernement de Portsmouth et de la province deSouthampton. Il avoit déjà un régiment d’infan-terie: on lui donna encore le régiment des gardesà cheval du comte d’Oxford. Ainsi à l’âge de dix-sept ans il se trouva dans cette situation si flatteusepour un homme qui a lame élevée, de voir lechemin de la gloire tout ouvert, et la possibilitéde faire de grandes choses.
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En 1688 la révolution d’Angleterre arriva; et,dans ce cercle de malheurs qui environnèrent leroi tout-à-coup, le duc de Benvick fut chargédes affaires qui demandoient la plus grande con-fiance. Le roi ayant jeté les yeux sur lui pourrassembler l’armée , ce fut une des trahisons desministres de lui en envoyer les ordres trop tard,afin qu’un autre pût emmener l’armée au princed’Orange. Le hasard lui fit rencontrer quatre régi-mens qu’on avoit voulu mener au prince d’Orange,et qu’il ramena à son poste. Il n’y eut point demouvemens qu’il ne se donnât pour sauver Ports-mouth, bloqué par mer et par terre , sans autresprovisions que ce que les ennemis lui fournissoientchaque jour, et que le roi lui ordonna de rendre.Le roi ayant pris le parti de se sauver en France,il fut du nombre des cinq personnes à qui il seconfia, et qui le suivirent; et dès que le roi futdébarqué, il l’envoya à Versailles pour demanderun asyle. Il avoit à peine dix-huit ans.
Presque toute l’Irlande ayant resté fidèle au roiJacques, ce prince y passa au mois de mars 1689;
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