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Tome huitième.
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LETTRES

que l’abbé y est si connu, qu’on ne peut rienajouter à sa considération. Dites, je vous prie,à l’abbé de Guasco que je ne puis comprendrecomment les échos ont pu porter à M. le Mercurede Paris des vers a faits dans le bois de la Brède.Je suis fort fâché de ne l’avoir pas su plutôt, parceque j’aurois donné ce sonnet en dot à ma fille.

J’ai l’honneur d’être , madame, avec toutesorte de respect.

LETTRE XIII.

A MONSEIGNEUR CERATI.

J’apprends , monseigneur, par votre lettre, quevous êtes arrivé heureusement à Pise. Commevous ne me dites rien de vos yeux, j’espère qu’ilsse seront fortifiés. Je le souhaite bien, et que vouspuissiez jouir agréablement de la vie pour vouset pour les délices de vos amis. Vous m’exhortez

à publier. Je vous exhorte fort vous-même

à nous donner une relation des belles réflexionsque vous avez faites dans les divers pays que vousavez vus. Il y a beaucoup de gens qui paientles chevaux de poste; mais il y a peu de voyageurs,et il n’y en a aucun comme vous. Dites à l’abbéNiccolini qu’il nous doit un voyage en France ; etje vous prie de l’assurer de l’amitié la plus tendre.

Je voudrois bien pouvoir vous tenir tous deuxdans la terre de la Bréde, et là y avoir de cesa Ce sont les mêmes dont il est parlé dans la lettre précédente-