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dit qu’il falloit de la correspondance entre les au-teurs, et me demandoit mes ouvrages.
Je fais bien ici vos affaires; car j’ai parlé devous à madame la comtesse de Sénectère, qui sedit fort de vos amies. Je n’ai pas daigné parlerpour vous à la mère, car ce n’est pas des mèresque vous vous souciez. Bien des complimens àmadame la comtesse de Pontac: quoi que vouspuissiez dire de sa fille, je tiens pour la mère ; jene suis pas comme vous.
Dites à l’abbé Venuti que j’ai parlé à l’abbéde Saint-Cyr, et qu’il fera une nouvelle tentativeauprès de M. l’évêque de Mirepoix. Je n’ai ja-mais vu un homme qui fasse tant de cas de ceuxqui administrent la religion, et si peu de ceuxqui la prouvent a .
M. Lomelini m’a conté comme, pendant votreséjour en Languedoc, vous étiez devenu citoyende Saint-Marin b , et un des plus illustres sénateursde cette république; je m’en suis beaucoup diverti.
* Ceci a rapport à la traduction italienne du poème de la,Religion , dont nous avons parlé dans une note précédente,page 10.
b Plaisanterie fondée sur ce que ce voyageur étant arrivéen Languedoc précisément dans le temps que les Autrichiens etles Piémontais avoient passé le Var, à la question que quelqu’unlui fit de quelle partie d’Italie il étoit, répondit en plaisantant:„ De la république de Saint-Marin, qui n’a rien à démêler avec,, les puissances belligérantes ”. Cette réponse avoit été prise ausérieux par quelques personnes, conjecturant bonnement qu’il«toit venu sans doute en France pour négocier en faveur de*intérêts de sa république.