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Tome huitième.
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FAMILIER E S.

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LETTRE XXVIII.

A M. D U C L 0 S ,de l'académie française.

Î_/a lettre, monsieur mon illustre confrère, quevous m’avez écrite en réponse au sujet de l’abbéde Guasco, est si obligeante a , que je ne peuxm’empêcher de vous en faire un remerciement.J’ai une grande envie de vous revoir; mais Hel-vétius et Saurin vous reverront plutôt que moi.J’ai pourtant, depuis quelques jours, brisé biendes chaînes cpii me retenoient ici. Les soirées del’hôtel de Brancas reviennent toujours à ma pensée,et ces soupers qui n’en avoient pas le titre, et oùnous nous crevions. Dites, je vous prie, à ma-dame de Rochefort et à M. et madame de Forcal-quier d’avoir quelques bontés pour un hommequi les adore. Vous devriez bien me procurerquelques unes de ces badineries charmantes de M.de Forcalquier, que nous voyions quelquefois àParis, et qui sortoient de son esprit comme unéclair. Je suis devenu bien sage depuis que je nevous ai vu : je ne fais et ne ferai absolument rien ;et j’ai pris mon parti de n’avoir plus d’esprit àmoi , et de me livrer entièrement à l’agrémentde celui des autres. Ne dois-je pas désirer de

a Voyez la lettre XX, au sujet d’une place à l’académie desinscriptions gt belles-lettres, que sollieitoit M. l’abbé de Guasco.

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