Band 
Tome huitième.
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.FAMILIERES.

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LETTRE XXXVIJ.

A MONSEIGNEUR CeRATI.

«

J^E vous supplie, monseigneur, d'agréer que j’aiel’honneur de vous recommander M. Forthis, pro-fesseur à l’université d’Edimbourg, qui est extrê-mement recommandable par son savoir et sesbeaux ouvrages, entre autres par celui qu’il adonné sur l’éducation. M. le professeur a beau-coup de bonté pour moi, et m’honore de sonamitié; ainsi je vous prie d’agréer que je le re-commande à la vôtre. Je vous prie de faireconnoître cet habile homme à l’abbé Niccolini,que j’embrasse. Nous avons perdu cet excellenthomme, M. Gendron: j’en suis très-affligé , et jesuis sûr que vous le serez aussi; c’étoit une bonnetête physique et morale ; et je me souviens quenous trouvions qu’il en sortoit de très-bonneschoses. Je vous supplie de m’aimer, s’il se peut,autant que je vous aime , et, s’il se peut, autantque je vous honore et que je vous admire. Notreami l’abbé de Guasco, devenu célèbre voyageur,est dans ma chambre, et me charge de vous fairemille çomplimens : il arrive d’Angleterre.

De Paris, le 23 octobre 1750,