FAMILIERE S.
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trouve trop bien de lui avoir rendu son amitié,pour en vouloir encore. A quoi bon l’amitié d’unhomme en place qui est toujours dans la méfiance,qui ne trouve juste que ce qui est dans son sys-tème, qui ne sait jamais faire le plus petit plaisirni rendre aucun service? Je me trouverai mieuxd’être hors de portée de lui en demander ni pourles autres ni pour moi; car je serai délivre par-là de bien des importunités :
Dulcis inexpertis cultiira potentis amici :
Espertus metui.
Il faut éviter une coquette qui n’est que co-quette et ne donne que de fausses espérances.Voilà mon dernier mot. Je me flatte que notreduchesse entrera dans mes raisons; son franc-aleun’en ira ni plus ni moins.
Je suis très - flatté du souvenir de M. l’abbéOliva a . Je me rappelle toujours avec délices >
a Bibliothécaire du cardinal de Rohan à l’hôtel de Soubise,chez qui s’assembloient, un jour de la semaine, plusieurs gensde lettres, pour converser sur des sujets littéraires. Montes-quieu, dans le premier voyage qu'il fit à Paris, fréquen toit cettesociété; mais-, trouvant que le P. Tournemine vouloit y dominer,et obliger tout le monde à se plier à ses opinions, il s’en retirapeu à peu , et n’en cacha pas la raison. Depuis lors, le P.Tournemine commenqa à lui faire des tracasseries dans l’espritdu cardinal de Fleury, au sujet des Lettres persanes. On a en-tendu conter à Montesquieu que, pour s’en venger, il ne fitjamais autre chose que de demander à ceux qui lui parloient,jQui est-ce que ce P. Tournemine? je n'en ai jamais entendu parler:ce qui piquoit beaucoup ce jésuite, qui aimoit passionnémentla célébrité.