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Tome huitième.
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LETTRES

lii

faire les plus grandes choses. Adieu , mon cherami ; je vous embrasse de tout mon coeur.

De la Brède , le 4 octobre 175:.

LETTRE X L I X.

AU MÊME.

A Vienne.

T,

A i reçu , mon cher comte, votre lettre deVienne du qS décembre. Je suis fâché d’avoirperdu ceux qui m’avoiem fait l’honneur d’avoirde l’amitié pour moi. Il me reste le prince deLichtenstein; et je vous prie de lui faire bien macour. J’ai reçu des marques d'amitié de M.Duval, bibliothécaire a de l'empereur, qui faitbeaucoup d’honneur à la Lorraine sa patrie. Ditesaussi, je vous prie, quelque chose de ma part àM. V an - Swieten : je suis un véritable admira-teur de cet illustre b Esculape. Je vis hier M. et

madame

a C’est-à-dire de sa bibliothèque particulière; homme d’au-tant plus estimable, que, né dans un état bien éloigné de laculture des lettres, il est parvenu à les cultiver, sans secours,par la seule force du talent.

h H savoit que c’étoit à lui que les libraires de Vienne dé-voient la liberté de pouvoir vendre l 'Esprit des lois, dont lacensure précédente des jésuites cmpéchoit l’introduction à Vienne:car M. le baronjdej Van - Swieten n’est pas seulement l’Esculape