Band 
Tome huitième.
Seite
131
JPEG-Download
 

FAMILIERES.

i3i

ce laquais, métamorphosé en prêtre fanatique,conservant les sentimens de son premier état,parvînt à obtenir une dignité dans un chapitre?J’aurai bien des choses à vous dire si je vous trouveà Paris, comme je l’espère ; car vous ne brûlerezpas un ami qui abandonne ses foyers pour vouscourir, dès qu’il sait où vous prendre.

Je suis fort aise que S. A. R. monseigneur leduc de Savoie agrée la dédicace de votre traduc-tion italienne, et très-flatté que mon ouvrageparoisse en Italie sous de si grands auspices. J’aiachevé de lire cette traduction, et j’ai trouvé par-tout mes pensées rendues aussi clairement quefidèlement. Votre épître dédicatoire est aussitrès-bien ; mais je ne suis pas assez fort dans lalangue italienne pour juger de la diction.

Je trouve le projet et le plan de votre Traitésur les Statues a intéressant et béau , et je suisbien curieux de le voir. Adieu.

De la Brède, le ! décembre 1754.

„ ma cuisine , pour déjeuner avec mes valets”: ce que M.Dovenart n’oublioit jamais de faire dans les visites fréquentesqu’il faisoit à son ancien maître. Il parvint, quelque tempsaprès, à la dignité de trésorier dans un chapitre d’une cathé-drale en Bretagne.

a Cet ouvrage, qui n’étoit alors que commencé, a été con-tinué ; mais les incommodités survenues à l'auteur l’ont em-pêché, pendant quelques années, d’y donner la dernière main.

J’apprends cependant qu'il vient d’être terminé, et qu’il nereste plus que d’être copié, pour être mis en état d’être im-primé. Quelques chapitres qui ont été lus par des savans enfont bien juger, et souhaiter d’avoir l’ouvrage en entier. Ondit qu’on y trouve autant de philosophie que d’érudition.