Band 
Tome huitième.
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L E T TRES

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LETTRE LIX.

A M. L’AUDITEUR B E R T O L I N I.

A Florence.

J E finis la lecture des deux morceaux de votrepréfacé a , monsieur, et je prends la plume pourvous dire que j’er. ai été enchanté j et quoique jene l’aie vue qu'au travers de mon amour-propre,parce que je m’y trouve paré comme dans unjour de fête , je ne crois pas que j’eusse pu ytrouver tant de beautés, si elles n’y étoient point.Il y a un endroit que je vous supplie de retran-cher: c’est l’article qui concerne les Anglais b , et

a Ce magistrat éclairé de Florence a fait un ouvrage danslequel il prouve que les principes de l'Esprit des lois sont ceuxdes meilleurs écrivains de l’antiquité. Cet ouvrage n’a point étéimprimé, et la république des lettres a droit de le lui demander.Le discours préliminaire de cet ouvrage est actuellement souspresse, et je crois que le public me saura gré de lui en avoirfait part.

(Bercolini est auteur d’une Analyse raisonnée de l'Esprit deslois. Cet ouvrage excellent portoit le titre de Préface lorsqu'ilfut porté à Montesquieu, parce qu’il devoit être placé à la têted’une édition de l'Esprit des lois. Il ne doit pas être confonduavec des notes du même auteur destinées à l’ouvrage de Montes-quieu. L'Analyse de l’Esprit des lois par d’Alcmbcrt est regardéecomine inferieure à celle de Bertoiini; elle est peu connue enFrance, et rare en Italie. On la trouvera à la fin de ce volume.Kote des éditeurs. )

b Cet article fut retranché.