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ANALYSE
Il est aisé de remplir nn objet aussi bienfaisant,quand on se propose des principes également bien-faisans. La paix et le désir de vivre en société,puisés dans les lois de la nature; le système,autant dangereux qu’absurde, de l'état naturelde guerre, anéanti; le droit des gens établi surce grand principe , que les nations doivent se fairedans la paix le plus de bien , et dans la guerre lemoins de mal qu’il est possible ; l’esprit de con-quête et d’agrandissement, décrié; des flétrissuresperpétuelles sur le despotisme, de l’horreur contreles grands coups d’autorité; la félicité publique,fondée sur le rapport d’amour entre le souverainet les sujets; enfin des maximes propres à fairenaître la candeur des moeurs et la douceur deslois: voilà les principaux traits de cet ouvrage,qui forment son esprit général, ou plutôt le triom-phe de la modération et de la sûreté.
Notre auteur considère d’abord les lois dansla vue la plus universelle, c’est-à-dire ces loisgénérales et immuables qui , dans la relationqu’elles ont avec les divers êtres physiques, s’ob-servent, sans aucune exception, avec un ordre,une régularité et une promptitude infinie.
Il fait descendre du ciel les lois primitives dansla relation qu’elles ont avec les êtres intelligens.Comme ces lois doivent leur origine non aux insti-tutions humaines, mais à l’auteur de la nature,on est charmé d’y voir résider la vérité, sans queleurs traits vieillissent jamais.