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maladies du corps politique à cet égard. Ces prin-cipes sont si féconds, qu’un lecteur attentif enpeut tirer des conséquences à perte de vue.
Jusqu’ici notre auteur a examiné l’esprit dela législation dans ses rapports intrinsèques , jeveux dire dans ses relations avec la constitution,avec la force défensive et offensive du gouverne-ment, et avec la liberté. Il considère ensuiteles rapports extrinsèques , je veux dire les rela-tions avec le physique du climat et du terroir,avec l’esprit général de la nation, le commerce,la population.
La raison, l’expérience, les livres et les rela-tions de tous les temps et de tous les lieux, ontavoué d’un cri général l’influence du physique,particulièrement du climat, sur les moeurs et lecaractère des hommes, de façon que celui quioseroit seulement en douter seroit regardé commeun imbécille.
Ainsi (notre auteur fait voir les lois dans leurrapport particulier avec la nature du climat: etcomme une des grandes beautés de cet ouvrageest qu’un ordre merveilleux , quoique caché,donne à chaque chose une place qu’on ne sauroitlui ôter, c’est à l’occasion de l’examen que faitnotre auteur de cette relation des lois avec la na-ture du climat, qu’il traite de l’esclavage civildomestique et politique.
L’esclavage civil , dit notre auteur, est l’établis-sement d’un droit qui rend un homme tellementpropre à un autre homme, qu’il est le maître