Band 
Tome huitième.
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A N A LYSE

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Vaincre fît négliger l’art de s’enrichir. T.c-nr com-merce intérieur éto't celui de l’importation desbleds; ce qui étoit un objet important, non decommerce, mais d’une sage police pour la subsis-tance du peuple de Rome. Le négoce de l’Arabieheureuse et celui des Indes furent presque lesdeux seules branches du commerce extérieur.M .iis ce négoce ne se sontenoit que par l’argentdes Romains; et si les marchandises de l’Arabieet des Indes se vendoient à Rome le centuple, ceprofit des Romains sc faisoit sur les Romains mêmes,et n’enrichissoit point l’empire; quoique d’un autrecôté on puisse dire que ce commerce procuroitaux Romains une grande navigation, c’est-à-direune grande puissance; que des marchandises nou-velles augmentoient. le commerce intérieur, favo-risoient les arts , entretenoient l’industrie; que lenombre des citoyens se multiplioit à proportiondes nouveaux moyens de subsistance; que ce nou-veau commerce produisoit le luxe; que le luxe àRome étoit nécessaire, puisqu’il falloit qu’une villequi atriroit à elle toutes les richesses de l’universles rendît par son luxe.

Notre auteur, suivant de siècle en siècle lamarche du commerce, le trouve plus avili aprèsla destruction des Romains en Occident par l’in-vasion de leur empire. Un déluge de barbares,comme par une crise violente de la nature, re-nouvela , pour ainsi dire, la face de la terre;bientôt il n’y eut presque plus de commerce enEurope. La noblesse , qui régnoit partout, ne