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Tome huitième.
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DE L’ESPRIT DES LOIS.

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naturelle qu'a le père cle nourrir ses enfans a faitétablir le mariage , qui déclare celui qui doitremplir cette obligation.

pNOtro auteur, toujours attentif à inspirer làpureté des n.oeurs , nous fait voir combien lesconjonctions illicites choquent la propagation del'espèce: car le père, qui a l’obligation de nourriret d’élever les enfans, n’est point fixe ; les femmessoumises à la prostitution publique ne sauroientavoir la confiance de la loi: d’où il s’ensuit quela continence publique favorise la propagation del’espèce.

La raison, dit notre auteur, nous dicte quequand il y a un mariage, les enfans suivent lacondition du père; quand il n’y en a point, ilsne peuvent concerner que la mère.

La propagation est très - favorisée par lu loiqui fixe 1a. famille dans la suite des personnes dumême sexe. La famille est une sorte de pro-priété. Un homme qui a des enfans du sexe quine la perpétue pas, n’est jamais content qu’il n’enait de celui qui la perpétué.

11 nous parle de divers ordres de femmes lé-gitimes ; il traite des bâtards. Il observe com-ment, dans les républiques anciennes, on faisoit deslois sur l’état des bâtards, par rapport à la cons-titution. Telle république recevoit pour citoyensles bâtards, afin d’augmenter sa puissance contreles grands; telle autre, comme Athènes, retran-cha les bâtards du nombre des citoyens pour avoirune plus grande portion de bled. Dans plusieurs