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ANALYSE
villes, dans la disette de citoyens, les bâtardssuccédoient; dans l’abondance, ils ne succédoientpas.
Il fonde le consentement des pères pour lemariage sur leur puissance , leur amour , leurraison, leur prudence ; mais il croit qu’il con-vient quelquefois d’y mettre des restrictions.
Comme la nature porte assez au mariage, iltrouve inutile d’y encourager , à moins qu’ellene soit arrêtée par la difficulté de la subsistance,par la dureté du gouvernement, par l’excès detimpôts, qui font regarder aux cultivateurs leurschamps moins comme le fondement de leur nour-riture que comme un prétexte à la vexation.Ainsi notre auteur nous fait sentir combien lapopulation dépend de la sûreté, de la modéra-tion , de la douceur du gouvernement; tant il estvrai que chaque page de son ouvrage n’inspireque des sentimens paternels, sur-tout pour lescultivateurs, qu’on doit regarder comme la basede l’édifice politique.
Il nous fait voir comment la propagation dé-pend du nombre relatif des filles et des garçons:il développe la raison de la grande propagationdans les ports de mer ; comment elle est plus oumoins grande, suivant les différentes productionsde la terre, les pays de pâturage étant peu peu-plés , les terres à bled davantage , les vignoblesencore plus; qu’elle est en raison du partage égaldes terres, ou en raison des arts, lorsque les terressont inégalement distribuées; comment elle dépend