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ANAlïS H.
les successions; les devoirs des pères, des maris,des maîtres, des esclaves; les mariages, l’empirede la cité , la propriété des biens , l’inviolabilitédes ambassadeurs, les traités publics; les crimesseulement à corriger et non à punir; les obliga-tions laites dans des circonstances particulières.
A travers ce détail, tout y annonce un génieaccoutumé à envisager les objets sous toutes lesfaces, mais qui sait voir tout en grand, et montrerdans une seule pensée des choses qui en indiquentun grand nombre d’autres. En remontant à lasource des lois divines, des lois de la nature,qui sont l’image de l’ordre et de la sagesse éter-nelle, des lois ecclésiastiques, des lois politiques,'des lois des nations entre elles , notre auteurfixe, pour ainsi dire, des lignes de démarcationentre les différens droits , pour que le législateurpuisse statuer avec sûreté sur les plus grandesaffaires, selon leur différent ordre. 11 apprend àménager les droits sacrés de la couronne et deleglise ; à ne point décider des successions etdes droits des royaumes par les mêmes maximessur lesquelles on décide des successions et desdroits entre particuliers ; à ne point confondreles règles qui concernent la propriété avec cellesqui naissent de la liberté, c’est-à-dire de l’em-pire de la cité; à distinguer avec une sage modé-ration les violations de simple police, qu’on nefait que corriger, des grandes violations des lois,qu’on doit punir. Il sépare les principes des loisciviles et politiques de ceux qui dérivent du droit