gnorant & l’affligé. (c) C’est-à-dire donc que nos jeu-nes-gens instruits àl’école de nos prétendus Sages ,seroient vertueux & pourroient être à la fois impudi-ques , fornicateurs , adultérés, ivrognes, ravisseurs&c. Voila fans doute un genre de vertu des plusaimables ! -C’est-à-dire que nos jeuîieS-gens ne se-roient ni superstitieux ni fanatiques, parce que leurspaffions vivroientfans contrainte, & q u'ils auroientla liberté de choisir entre les différents systemes d’im"piété, Pirronisme , Matérialisme,, Déisme &c. C’est-à-dire qu’ils verroient de sang froid les vices & leségaremens de leurs semblables asin dç pouvoir comp”ter fur une indulgence réciproque. De tels élevésseroient dignes de tels maîtres j mais forraêroient-ilsnne société d’hommes f Un Citoyen d’Athènes ren-contrant un jour Aristipe fur les bords de la mer,le pria de donner des leçons de sagesse à ses deuxfils; très volontiers, répondit le Philosophe," l’A-thénien lui ayant demandé de quelle Secte il étoit ;vous allez le savoir , lui dit-il : regarder la voluptécomme le souverain bien ; vivre selon les plaisirs dala nature," ne point gêner les paffions dés autres,*voila l’abrégé de ma Philosophie. Comment? malheu-reux , repartit le Citoyen tout en colere, veux - tu( c ) lbzd. pag. 342.
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