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LXVI.
C’est assurément bien mal con-f oitre les hommes que de pré-tendre que l’indulgence , la cir-conspection , la politesse, sont desliens assez, forts pour former uncorps de société. Ces qualités leurfont utiles, nécessaires même sil’on veut, mais elles n’affectent
LXVI.
La politesse , la cit"confpection , l’indul-gence affermissent l’u-nion entre les amis ,& dans les familles »elles feront le mêmeeffet dans un petitEtat , qui est unegrande famille.
que les dehors : elles feront ,du citoyen un hommeagréable, attentifaux égards , indifférent fur les
défauts d’autrui, un homme de démonstration ;mais de la quelle distance au sujet fidele, ausolide ami, à l’homme de probité.
La religion & l’intérêt font les deux ressorts ducœur humain : qu’on ôte la religion , les passionsde l’homme forment son intérêt dominant : son cœuren devient la proye , sa probité en est le jouet ;sa raison montre le mal , elle ne peut le guérir:dans cet état de liberté de quoi ne font-elles pascapables, dès qu’elles font sûres de fimpunité , ouqu’elles peuvent fe dérober à la lumière.
La religion feule est le salut de la société cotn-celui de Thomme : elle seule est le préservatif de