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Tome premier.
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ET LES OUVRAGES D'iíELVETIUS. 9merce, le rendoient agréable à plusieurssortes'de sociétés. Sou indifférence mêmeétoit utile à fa considération. Les ennemisde ses amis, surs de n être pas ses ennemis,le voycient avec plaisir. II avoir de plus lemérite d’un grand âge, &: celui d'a voir vuce siècle brillant dont notre siècle aime às’entretenir. Sa mémoire étoit remplie d’a-necdotes intéressantes , qu’il rendoit plusintéressantes encore par la manière de lesplacer. Ses contes & ses plaisanteries fai-soient penser. Les femmes, les hommes dela cour, les artistes, les poètes, les philo-sophes aimcienc fa conversation.

Helvetius fassoit fa cour à Fontenelle.11 alloit chez lui , comme un disciple quivenoit proposer ses doutes avec modestie.C’étoit avec lui qu’il aimoit à parler desRobbes &: des Locke. Ce qu’il apprit sur-tout de Fontenelle , c’est le talent, aujour-d’hui trop négligé, de rendre avec clartéses idées.

Montesquieu n’étoit alors que fauteurdes Lettres Persanes. Mais dans cet ouvragefrivole en apparence , ôc dans la conver-