ET LES OUVRAGES D’HELVETIUS. l 5les connoissances, de tous les arts Sc detoutes les vertus. Ne craignez pas d’ho-norer le Parnasse de vos talons. Ils vous ho-noreront, fans doute, parce que vous nenégligerez jamais vos devoirs. Les fonctionsde votre état ne font-elles pas quelque chosede bien difficile pour une aine comme lavôtre ? Cette besogne se sait comme onrègle la dépense de sa maison Sc le livre deson maître-d’hctel. Quoi ! pour être fer-mier-général, on n’auroit pas la liberté depenser ? Eh ! Atticus étoit sermier-généraJ,Les chevaliers romains étoient fermiers-généraux. Continuez donc, Atticus ».
Atticus continua. II est d’usage que lacompagnie des fermes envoie dans les pro-vinces les plus jeunes des fermiers. Ils fontchargés de s’instruire des différentes bran-ches des revenus,de veiller fur les commis.Sc de faire exécuter les ordonnances. Dansces voyages qu’on appelle tournées , Hel-vetius visita successivement la Champagne,les deux Bourgognes, Sc le Bordelois; Scnulle part il ne se fit une loi de donner tou-jours raison aux préposés de la ferme, Sc