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Tome premier.
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66 ESSAI SUR LA VIE

nus. Ceux qui, pensant îa guerre, avoiencune troupe à rétablir, ou un équipage àfaire ; ceux qui avoient des eníans à éle-ver, un bien en désordre, pouvoient comp-ter fur le seigneur deYoré. Entre tous leshommes de cette claíle, qu’il a obligés,nous ne nommerons que MM. de l’Etang,qui n'ont jamais voulu taire les bienfaitsqu’iîs ont reçus d’Helvetius.

Si ses fermiers elTuyoient quelque perte,fi f année n’étoit pas féconde, il leur faifoitd’abord des remises, & souvent leur don-noit de f argent. II avoir Exe dans ses terresun chirurgien , homme de mérite. II avoirétabli une pharmacie bien fourme de tout,te dont les remèdes éteient diífribués à tousceux qui en avoient besoin. Dès qu u n pay-san tornbeit malade, il recevoir de la viande,du vin , & tout ce qui convenoit à son état.Helvetius alloit le voir souvent, il le conso-loit, il avoit soin qu’il fùt bien servi ; quel-quefois il le servoit lui-même. II avoit unemanière aííez sure de terminer les procès ;ii payoic d’abord le prix de la choie con-testée.

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