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Tome premier.
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71 E S SAI SU R LA VIE

l’Anglererre beaucoup d’humaniré , & riende cette insolence que les étrangers repro-chent quelquefois aux habitans de Londres.

In traversant un bourg de la provinced’Yorck-Shire , un postillon mal-adroit lerenversa ; les glaces de la chaise furent bri-sées, & le postillon, qui avoir été fort froif-íé, jetoit des cris. Kelvetius que les éclatsdes glaces avoient blesté , sortant de fachaste , les mains sanglantes, ne s’occupaque du postillon. Quelques paysans, quiécoient accourus pour les secourir, remar-quèrent ce trait d’humanité, & le firent re-marquer à d’autres. Dans le moment Hel-vetius fut environné de tous les habitansdu bourg. Tous s’ernprestoient de lui oftnrleur maison, leurs chevaux , des vivres ,enfin des secours de toute espèce. Plu-sieurs, & même des plus riches, vouloienclui servir de postillon.

il remarquoit dans les Angîois un amourext ême pour leurs enfans. Ce qu’on ap-pelle en France l’efprit de société leur estp r efque inconnu ; mais ils jouissent beau-coup des douceurs de la vie domestique.