8o ESSAI SUR LA VIE
différences, des convenances Lc des discon-venances que les objets divers onc encreeux Sc avec nous, Sc íì, par conséquent,tous les jugemens portés fur les objçtsphysiques, ne seroienc pas de pures sen-sations.
S’ii n’en se toit pas de même des juge-mens portés fur les idées auxquelles ondonne ies noms d’abstraites, de collecti-ves , Sec.
Si, dans cous les cas, juger &: comparerÍeroít autre chose que voir alternativement tc’eíl-à-díre, sentir.
Si l’on peut éprouver l’impresùon des ob-jets , fans cependant les comparer entreeux.
Si leur comparaison ne suppose point in-térêt de les comparer.
Si cet intérêt ne seroi t pas la cause uniqueSc ignorée de toutes nos idées, nos actions,nos peines, nos plaisirs, enfin de notre so-ciabilité. i "
Sur quoi il observe que cet intérêt prend,en dernière analyse, sa source dans la sen-sibilité physique : que cette sensibilité, par
conícquent,