ET LES OUVRAGES D’HELVETIUS. I t 3vouloir forcement. II avoir été bon danseur,habile à l'escrime, tireur airoic, financieréclairé, bon poète, grand philosophe, dèsqu’il avoir voulu l’être. Il avait aimé beau-coup les femmes, mais fans paífion, &c en-traîné par les sens; il n’avoit pas dans l’a-mitié de préférence exclusive. II y portoicplus de procédés que de cendreííe. Ses amis,dans leurs peines, le trouvoient sensible,parce qu'il étoit bon. Dans le cours ordi-naire de la vie, ils lui étoient peu néces-saires. Sa conversation étoit souvent celled'un homme rempli de ses idées, Sc il lesportoit quelquefois dans un monde qui n’é-toit pas digne d’elles. II aimoic aífez la dis-pute, & il avançoit des paradoxes pour lesvoir combattre : il aimoic à faire penserceux qu’il en croyoit capables ; il difoit qu’ilaîloit avec eux a la chajje des idées. II avoirles plus grands égards pour l’amour-propredes autres; & il fe paroic 11 peu de fa supé-riorité, que plusieurs hommes d’efprit quile voyoient beaucoup, ont été long-tempsfans la deviner. II craignoit le commerceTome I. H
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Tome premier.
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