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étendues. I/efprit humain s’élcve juíqu’à la ccnnoif*fance de ces rapports ; mais ce font des bornes qu’ilne franchit jamais. Austì tous les mots qui composentles diverses langues , & qu’on peut regarder commela collection des signes de toutes les pensées deshommes, nous rappellent , ou des images, tels fontles mots , chêne j océan ^soleil} ou désignent des idées ,c’est- à - dire , les divers rapports que les objets ontentre eux , Sc qui font, ou simples, comme les mots,grandeur j petitesse ; ou composés , comme více_, vertu ;ou ils expriment enfin les rapports divers que lesobjets ont avec nous, c’est-à-dire, notre action fureux, comme dans ces mots , je brise je creuse jesoulève j ou leur impression fur nous, comme dansceux-ci, je suis blesséj ébloui _, épouvanté.
Si j’ai relîerré ci-deílus la signification de ce mot jIdée , qu’on prend dans des acceptions très - diffé-rentes , puìiqtt’on dit également Vidée d’un arbre ScYidee de vertu } c’est que la signification indéterminéede cette expression peut faire quelquefois tomber dansles erreurs qu’occaíìonne toujours l’abus des mots.
La conclusion de ce que je viens de dire , c’est que,si tous les mots des diverses langues ne désignent jamaisque des objets, ou les rapports de ces objets avec nous& entre eux, tout l’efprit, par conséquent , consisteà comparer & nos sensations & nos idées , c’est-à-dire , à voir les ressemblances & les différences , lesconvenances Sc les difconvenances qu’elles ont entreelles. Or , comme le jugement n est que cette apper-cevance eile-même, cu du moins que le prononcé ds
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