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conséquent , inutile , de même absurde d’admettr#en nous une faculté de juger qui n’expliqueroir rienqu on ne puilíe expliquer lans elle. J’entre donc enmatière , de je dis qu’il n’est point de faux jugementqui ne loir un efîet ou de nos pallions qu de notreignoi^tnce.
CHAPITRE II.
Des Erreurs occasionnées par nos passions.
Lfs pallions nous induisent en erreur, parce qu’ellejfixent route notre attention íur un cô'é de l’objetqu’elles nous présentent , de qu’elks ne nous per-mettent point de le considérer lotis toutes ses faces.Ln roi est jaloux du titre de conquérant : La victoire ,dit-il, m appelle au bout de la terre ; je combattrai ,je vaincra' , je brilerai l’orgueil de mes ennemis , jechargerai leurs mains de fers, de la terreur de monnom , comme un rempart impénétrable , défendra1'entrée de mon empire. Enivré de cet eípcir , il ou-blie que la fortune est inconstante, que le fardeau de lamisère est presque également supporté par le vain-queur Se par le vaincu ; il ne lent point que le bien deles lujets ne sert que de prétexte à sa fureur guerrière,Se que c'est l’orgueil qui forge les armes ëe déploie lesétendards : toute son attention est sixée sur le charla pompe du triomphe.