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vent joué l’étourderie ; qui doute qu’aux yeux des An-glois, des Allemands ou des Espagnols , nos petits—maîtres ne paroi dent d’autant plus ridicules, qu’ilsseront, à cet égard , plus attentifs à remplir ce qu’ilscroiront du bel usage ?
II est donc certain, du moins fi l’on en juge parl’accueil qu’on fait à nos agréables dans le pays étran-ger , que ce qu’ils apppellent usage du monde 3 loinde réuíîìr universellement , doit, au contraire , dé-plaire le plus généralement ; Lc que cet usage estauíîì diffèrent du vrai usage du monde , toujoursfondé fur la raison, que la civilité Test de la vraiepolitesse.
L’une ne s’uppose que la science des manières, Scl’autre, un sentiment fin, délicat & habituel de bien-veillance pour les hommes.
A u reste , quoiqu’il n’y ait rien de plus ridiculeque ces prétentions exclusives au bon ton Sc au belusage j il est si difficile, comme je l’ai dit plus haut „de vivre dans les sociétés du grand monde , fansadopter quelques-unes de leurs erreurs, que les gensd’esprit, les plus en garde à cet égard , ne font pastoujours sûrs de s’en défendre. Auffi n est-ce , en cegente,que des erreurs extrêmement multipliées, quidéterminent le public à placer les agréables au rangdes esprits faux & petits ; je dis petits , parce quel’esprit, qui n’est ni grand ni petit, en soi, empruntetoujours l’une ou l’autre de ces dénominations de lagrandeur ou de la petiteilè des objets qu’il considère.,
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