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Corneille donne à ses héros , les projets qu’il fait con-cevoir à ces ambitieux, éroient, par conséquent, plusanalogues à l’eípritdu siècle, qu’ils ne le feroient main-tenant , q u'on rencontre peu de héros (i), de citoyensSc d'ambitieux, qu’un calme heureux a íuccédé à tancd'orages, Sc que les volcans de la íédition (ont éteintsde toutes parts.
Comment un artisan habitué à gémir sous le faixdel’inaigence Sc du mépris, un homme riche Sc mêmeun grand seigneur accoutumé à ramper devant unhomme en place , à le regarder avec le íaint respectque l'Egyptien a pour (es dieux > Sc le nègre pour sonfétiche, (croient-ils fortement frappés de ces vers oùCorneille dit :
Pour cire plus qu’un roi , tu te crois quelque chose ?
De pareils sentimens doivent leur paroîtrefous Sc gi-gantesques; ils n’en pourroient admirer l’élévation,fans avoir souvent à rougir de la baiïeíTè des leurs :c’est pourquoi, si l'on en excepte un petit nombred’eíprits & de caractères élevés , qui conservent en-core pour Corneille une estime rationnée Sc ientie,les autres admirateurs de ce grand poète l’estimenrmoins par sentiment que par préjugé Sc (ur parole.
Tout changement arrivé dans le gouvernement oudans les moeurs d'un peuple , doit néceflairement ame-ner des révolutions dans son goût. D’un siècle a l'autre,
(i) Les guerres civiles font un malheur auquel on doitsouv.nt de grands-hommes»
Tome I.
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