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gloire Sc le bonheur d’une nation , réfléchis fur lesouverain, ajoutent à la grandeur & à la fdicité : quelsennemis de l’humanité, dira-t-on , s'opposent encoreaux progrès de la morale?
Ce ne lont plus les rois, mais deux autres espècesd’hommes puilsans. Les premiers lont les fanatiques,Sc je ne les confonds point avec les hommes vraimentpieux : ceux - ci font les soutiens des maximes de lareligion ; ceux-là en lent les destructeurs : les uns lontamis de 1 humanité ( i ) ; les autres, doux au dehorsSc barbares au dedans , ont la voix de Jacob & lesmains d’tdaii : indifférais aux actions honnêtes, ilsse jugent vertueux , non lur ce qu ils font, mais feu-lement lut ce qu’iìs croient ; la crédulité des hommesest, lelon eux, 1 unique meíure de leur probité ( 2 ).Ils haïílenr mortellement , diloit la reine Christine ,quiconque n'est pas leur dupe ; & leur intérêt les ynécelììte : ambitieux, hypocrites & discrets, ils sententque, pour s’allervk les peuples, ils doivent les aveu-
( 1 ) Ils diroient volontiers aux persécuteurs, comme lesScythes à Alexandre : Tu nés Jonc pas Dieu, puisque tufais du mal aux hommes ? Si les chrétiens, à l’occafion deSaturne ou du Moloch carthaginois , auquel on sacrifiaitdes hommes , ont tant de fois répété que la cruauté d'unepareille religion étoit une preuve de fa fausseté ; combiende fois nos prêtres fanatiques n’ont-ils pas donné lieu auxhérétiques de rétorquer, contre eux, cet argument?Parminous , que de prêtres de Moloch !
( 2 ) Aussi ont-i!s routes les peines du monde à convenirde la probité d'un hérétique.