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Tome premier.
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DE L’ E S P R 1 T. 3 S5

fait pour être vertueux : en effet, si c’est dans le pjusgrand nombre que réside essentiellement la force , &dans la pratique des actions utiles au plus grand nombreque cousine la justice, il est évident que la justice est,par fa nature , toujours armee du pouvoir nécessairepour réprimer le vice & nécessiter les hommes à lavertu. Si le crime audacieux & puissmt met si íouventà la chaîne la justice & la vertu, & s il opprime lesnations, ce n’est que par le secours de ['ignorance :c’est elle qui , cachant à chaque nation ses véritablesintérêts,empêche faction & la réunion de íes forces,& met, par ce moyen, le coupable à f abri du glaivede 1 équité.

A quel mépris faut-il donc condamner quiconqueveut retenir les peuples dans les ténèbres de l'igno-rance ? L'on n’a point, juiqu a prélent, assez forte-ment insisté fur cette vérité ; non qu'on doive renverseren un jour tous les autels de Terreur -, je fais avec quelménagement on doit avancer une opinion nouvelle ; jefais même qu'en les détruisant, on doit reípecter lespréjugés, & qu'avant d’attaquer une erreur généra-lement reçue, il faut envoyer, comme les colombesde Tarche, quelques vérités à la découverte, pour voirsi le déluge des préjugés ne couvre point encore la face

fins d’une balance le bien 8: le mal que les religions oncfait, le mal Temporteroit fur le bien. Tome I, page 11 .

Ne prene ç point de maison , dit à ce sujet une sentencepersane , dans un quartier dont k menu peuple soit ignorant& dévot.

Terne I,

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