i<S de l' h o m m e.
fondi de cette question. Cet examen n’en donnât - ilpas la solution , il faudroit encore le faire : il seroitutile, il nous néceflìteroit à l’étude de nous mêmes.L’homme n est que trop souvent inconnu à celui quile gouverne. Cependant pour diriger les mouvemensde la poupée humaine, il faudroit connoître les filsqui la meuvent. Privé de cette connoisiance , qu’onne s’étonne point fi les mouvemens font souvent ficontraires à ceux que le législateur en attend.
Un ouvrage où l'on traite de 1 homme , s’y fût-ilglissé quelques erreurs , est toujours un ouvrage pré-cieux. Quelle masse de lumières la connoissance del’homme ne jetteroit-elle pas fur les diverses partiesde l’administration ! L’habileté de l’écuyer consiste àsavoir tout ce qu’il peut faire exécuter à Tanimal qu’ildresse ; & l habileté du ministre à connoître tout cequ’il peut faire exécuter aux peuples qu'il gouverne.
La science de l'homme (i) fait partie de la sciencedu gouvernement. Le ministre doit y joindre celle desaffaires (2). C’est alors qu’il peut établir de bonneslois.
Que les philosophes pénètrent donc de plus enplus dans labime du cœur humain : qu’ils y cher-chent tous les principes de son mouvement, & quele ministre profitant de leurs découvertes , en fasse,selon les temps , les lieux & les circonstances , uneheureuse application.
Regarde-1 on la connoissance de l’homme commeabsolument nécessaire au législateur ; rien de plus
impôt tant