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Tome troisième.
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ques sciences fausses , auxqudUs 1 ignorance est pré-férable.

De la fausse Science ou de l’Ignorance acquise.

L’homme naît ignorant : il ne naît point sot , &ce n’est pas tnème lans peine qu'il le devient. Pourêtre tel & parvenir à éteindre en.foi jusqu aux lu-mières naturelles , il faut de Part Òc de la méthode :il fitut que linsttuction ait entassé en nous erreursfur erreurs : >1 saur par des lectures multipliées avoirmultiplié les préjugés.

Parmi les peuples policés, h la sottise est Pétât com-mun des hommes , c est l’effet d u ne instruction con-tagieuse : c’est qu’on y est élevé par de faux savans,qu’on y lit de sots livres. Or , en livre comme enhomme, il y a bonne & mauvaise compagnie. Le bonlivreest presque partout le livre défendu (^.L’esprit &la raison en sollicitent la publication, la bigoterie s’yoppose ; elle veut commander à Punivers : elle estdonc iritércstee à propager la sottise. Cequ’elle se pro-pose, c’est d aveugler les hommes , de les égarer dansle labyrinthe d une fausse science. C’est peu quePhomme soit ignorant. L’ignorance est le point du mi-lieu entre la vraie & la fausse connoiííance. L’igno-rant est autant au-destus du faux savant qu’au-deílousde Phomme d’esprit. Ce que deíyre le superstitieux ,c’est que Phomme soit absurde : ce qu’il craint, c’estque Phomme ne s’éclaire. A qui confie - 1 -il donc lefoin de P abrutir ; A des schclastiques. De tous ks