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où la nature se montre sous les formes les plus agréa-bles. Quels objets le ion t offerts á lui :• par - tour descoteaux plantés de vignes é'c d’arbres fruitiers , par-tout des vallons où serpentent des ruisseaux, dont lesrameaux entrelacés partagent des prairies peuplées debestiaux.
Ces deux frères auront dans le même vovage vudes tableaux, reçu des impressions très- différentes.Or, mille hasards de cette espèce peuvent produireles mêmes effets. Notre vie n'est, pour ainíì dire, qu’unlong tissu d’accidens pareils. Qu'on ne te flatte doncjamais de pouvoir donner précisément les mêmes ins-tructions à deux enfans.
Mais quelle influence peut avoir fur les esprits unedifférenced’instruction occasionnée par quelque legòredifférence dans les objets environnans ; Eh ! quoi ,ignoreroit - on encore ce qu’un petit nombre d’idéesdifférentes 8c combinées avec celles que deux hommesont déjà en commun, pou t produire de différence dansleur manière totale de voir & déjuger ?
Au reste, je veux que le halard piéíente toujours lesmêmes objets à deux hommes : les leur offrira-t-il dansle moment où leur ame est précisément dans la mêmesituation, & où ces objets,en conséquence, doiventfaire sur eux la méme impression ?