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Une religion s écarté du but politique quelle fepropose , lorsque l’homme juste , humain envers sessemblables; lorsque l'homme distingué par ses talens& ses vertus, n’est point assuré de la faveur du ciel ;lorsqu’un désir momentané , un mouvement de co-lère , ou l’omistìon d une messe , peut à jamais l’enpriver.
Que les récompenses célestes ne soient point dansune religion le prix de quelques pratiques minutieu-ses, qui donnent des idées petites de l’étAnel, & desidées fausses de la vertu : de telles récompenses nesance point s'obtenir par le jeûne , le cilice, l’obéif-doivent aveugle & la discipline.
L’homme qui place ces pratiques au nombre desvertus, y peut placer ausiì l’art de sauter , de danser ,de voltiger sur la corde.Qu’importeaux nations qu’unJeune homme fe fesse, ou faste le faut périlleux ?
Si l’on a jadis divinisé la fièvre , pourquoi n’a-t-onpas encore divinisé le bien public? pourquoi ce Dieun’a-t-il pas encore son culte , son temple & ses prê-tres (40) ? Par quelle raison enfin faire une vertu su-blime de ì’abnégation de soi - même ? f humanité estdans l’homme la feule vertu vraiment lublime : c’estla première & peut - être la feule que les religionsdoivent inípirer aux hommes ; elle renferme en ellepresque toutes les autres.
Qu’au couvent l’on ait l’humilité en vénération íà la bonne heure. Elle favorise la vileté & la pa-resse (41) monastique. Mais cette humilité doit-elle