V B L * H O M M M:
Les catholiques en font autant j & , si l’on en jugépar les signes extérieurs , ils ont souvent pour leurssaints plus de vénération que pour l’Eternel.
Au reste , je veux que la religion païenne ait étéréellement la plus absurde : c’est un tort à une reli-gion d’être absurde : son absurdité' peut avoir de»conséquences funestes. Cependant ce tort n’est pasle plus grand de tous ; & si ses principes ne font pasentièrement destructifs du bonheur public , & quéses maximes puiisent s accorder avec les lois & futi-lité générale , c’est encore la moins mauvaise detoutes.
Telle étoitla religion païenne. Jamais d’obstacles mispar elle aux projets d’un légistateur patriote. Elle étoitfans dogmes, par conséquent humaine & tolérante.Nulle dispute , nulle guerre entre ses sectateurs quene pût prévenir l’attention la plus légère des magií-'trats. Son culte, d’ailleurs, n’exigeoit point un grandnombre de prêtres, & n'étoit point nécessairement àcharge à l’étan
Les dieux Lares & domestiques suffisoient à la dé-votion journalière des particuliers. Quelques templesélevés dans de grandes villes , quelques collèges déprêtres , quelques fêtes pompeuses suffisoient à la dé-votion nationale. Ces fêtes célébrées dans les tempsoù la cessation des travaux de la campagne permet àses habitans de se rendre dans les villes, devenoientpour eux des plaisirs. Quelque magnifiques que sus-sent ces fêtes , elles étoient rares , ôc, par confé-sTerne ///, F.