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Au reste , si la conscience , ou la non-conscìencede telles impressions ne changent point leur nature,il est donc vrai , comme je l’ai dit plus haut, quetoutes nos sensations emportent avec elles un ju-gement dont l’existence ignorée, lorsqu’elles n'ont pasfixé notre attention, n’en est cependant pas moinsréelle.
II résulte de ce chapitre, que tous les jugemens oc-casionnés par la comparaison des objets entre eux ,supposent en nous intérêt de les comparer. Or , cetintérêt nécessairement fondé fur l’amour de notrebonheur , ne peut être qu’un effet de la sensibilitéphysique ; puisque toutes nos peines & nos plaisirsy prennent leur source. Cette question examinée, j’enconclurai que la douleur & le plaisir physique sont leprincipe ignoré de toutes les actions des hommes {a).
(a) En plusieurs endroits de son Emile, M. Rousseaunie que la sensibilité physique soit le principe de toutesles actions de Ehomme ; mais les raisons fur lesquelles ilse fonde, prouvent qu'il n’a pas sérieusement médité cettequestion.