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Tome troisième.
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ïear , cesseroient bientôt d’être un objet de désir. Ilfaut, pour aller à la fappe , que l’éca donné au sol-dat , íoit représentatif d’une pinte d‘eau-de-vie, &de la nuit d’une vivan diète. Les íoldats d’autrefois &les soldats d’aujourd’hui font les mêmes (sl).L’hommen’a pas changé, & pour les mêmes récompenses ilfera en tous les temps à peu près les mêmes actions..Le suppofe-r on indiffèrent au plaisir & à la douleur ;il est sans action ; il n’est susceptible ni de remords ,ni d’amitié , ni enfin de l’amour des richesses & dupouvoir ; parce qu’on est nécessairement insensibleaux moyens d’acquérir du plaisir , lorsqu’on l est auplaisir même. Ce qu’on cherche dans la richesse & lzpuissance , c’est le moyen de se soustraire à des peines,

c’est qu’un paysan est plus vraiment grand en Angleterre ,que ne Test ailleurs un homme en place. Ce paysan estlibre, il peut être impunément vertueux ; i! ne voir rienau-dessus de lui que la loi. C’est le désir de la gloire qui ,dans les républiques pauvres , doit être le plus puissantprincipe de leur activité , & c’est le désir de l’argent,fondé fur l’amour du luxe, qui, dans les pays despotiques,est le principe d’action & la force motrice des nationssoumises à ce gouvernement.

(a) On fait que l’irruption de Brennus en Italie ne futpas la première, mais la cinquième qu’y firent les Gaulois.Avant lui, Beìîovesus y étoit descendu. Mais comment cechef engageoit-il ses compatriotes à le suivre au -delà desAlpes?en leur envoyant duvin d’Italie. « Goûtez ce vin,» leur écrivoit-il, 8c si vous le trouvez bon , venez avec« moi faire la conquête du pays qui le produit ».

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