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Tome troisième.
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>8î D Z L* H O M M E.

ment correspondant aux diverses sensations éprou-vées à l’aspect des même objets (a). En admettant cefait, il feroit encore vrai qu’ilestdes ouvrages géné-ralement estimés , & par conléquent des règles degoût dont l’observation produit sur tous la sensationdu beau. Qu’on examine profondément cette question,& l’on appercevra , dans la manière différente dontles hommes font affectés des mêmes objets, que cettedifférence d’impreflìon appartient moins encore à leurphysique qu’à leur moral.

Le résultat de ce chapitre, c’eft que la diversité desgoûts des hommes ne suppose que peu de différencedans la nuance de leurs sensations : c est que 1 unifor-mité de leurs jugemens prouvée par l’unisormité desproverbes des nations, par la ressemblance de Jeurslois & de leurs gouvernemens, par le goût que tomesont pour la poésie, & pour les simples & magnifiques

(<j) Si l’on me redemandoit encore pourquoi l'on a danschaque langue créé tant de mots dont la signification estincertaine ; j'ajouterois à ce que j’ai dit à ce sujet, chap. Vde cette Section , que le beson a présidé à la formationdes langues , qu’en cherchant dans l’invention des mots,à se communiquer plus facilement leurs idées, les hommesont senti que s’ils créoiënt autant de mots, qu'il est , parexemple, de degrés différens de grandeur , de lumière ,de grosseur, &c. leur multiplicité surchargeroit leur mé-moire ; qu’il falloir, par conséquent, conserver à certainsmots cette signification vague , qui rend leur applicationplus générale , & l’étude des langues plus courte.