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Tome troisième.
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148 DE L' H O M M E.

des mots,& réduites à des propositions plus ou moinssimples , elles ont passé de 1 empire du génie dans celuides sciences. Jusque-là semblables à ces antes erran-tes, dit-on, dans les demeures célestes , attendant 1 ins-tant qu elles doivent animer un corps & paraître à lalumière , les vérités encore inconnues errent dans lesrégions des découvertes, attendant que le génie les ysaisisse & les traniporte au séjour terrestre. Une foisdescendues fur la terre & déjà apperçues des excellonsesprits , elles deviennent un bien commun.

Dans ce siècle, dit Voltaire , si l'on écrit commu-nément mieux en prose que dans le siècle passe, à quoiles modernes doivent - ils cet avantage ? aux modèlesexposés devant eux. Les modernes ne se vanteraientpas de cette supériorité, si le génie du dernier siècle ,déjà converti en science (42), ne fût, si je lofe dire ,entré dans la circulation. Lorsque les découvertes dugénie se sont métamorphosées en sciences, chaquedécouverte, dépotée dans leur temple, y devient unbien commun ; le temple s’ouvre à tous. Qui veutsavoir , sait , 5 c est à peu près sûr de faite tant detoises de science par jour. Le temps fixé pour les ap-prentiílàges en est la preuve. Si la plupart des arts, audegré de perfection où maintenant ils font portés,peuvent être regardés comme le produit des décou-vertes de cent hommes de génie mises bout-à-bour ,il faut donc , pour exercer ces arts, que 1 ouvrier réu-nisse en lui , & sache heureusement appliquer lesidées de ces cent hommes de génie. Quelle plus forte