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Tome troisième.
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parer, les mêmes rapports à observer, enfin les mêmesopérations à faire (a). L’esprit nécessaire pour attein-dre sux vérités déjà .connues , suffit donc pour par-venir sux inconnues. Peu d’hommes , à la vérité, s’yélèvent; mais cette différence entre eux est l’cffet,i°. des différentes positions où ils fe trouvent, & decet enchaînement de circonstances auquel on donne Isnom de hasard ■ i°. du désir plus ou moins vif qu’ilsont de s’illustrer , par conséquent , de la passion plusou moins forte qu’ils ont pour la gloire.

Les passons peuvent tout. 11 n est point de silleidiote que I amour ne rende spirituelle.Que de moyensne lui fournit il pas, pour tromper la vigilance de fesparens , pour voir & entretenir son amant ì la plu*sotte est louvent alors la plus inventive.

L’homme fans passons, est incapable du degré«supplication auquel est attachée la supériorité d’es-

(a) Je pourrois même ajouter qu’il faut encore plusd’attention pour suivre la démonstration d’une vérité déjàconnue j que pour en découvrir une nouvelle. S’agit-il,par exemple , d’une proposition mathématique ; l’inven-teur , en ce genre, fait déjà la géométrie ; il en a les figureshabituellement présentes à la mémoire, il se les rappelle,pour ainsi dire, involontairement : son attention enfinpeut se porter toute entière sur Inobservation de leursrapports. Quant à l’élève , ces mêmes figures n’étant pasa u stì habituellement présentes à fa mémoire, son atten-tion est donc nécessairement partagée entre la peine qu’exi- 1ger.t, & le rappel de ces figures à son souvenir, & l’ob*servation de leurs rapports.