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Cependant aux yeux du sage , ce même incréduleest un homme qui ne croît pas au conte de ma mèrel’oie. Mais que manque t-il à ce conte pour être unereligion î Rien ; sinon qu’un grand nombre de gens ensoutiennent la vérité.
Se peut-il que des hommes couverts des haillonsde la pénitence & du maíque de !a charité , aient entout temps été les plus atroces ? Quoi le jour de la to-lérance ne luit point encore? Quoi des gens honnêtesíe haïssent ôc se persécutent íans honte pour des dis-putes de mots, souvent pour le choix des erreurs, &parce qu’ils portent les noms divers de luthériens, decalvinistes, de catholiques , de mahométans , &c.?
En anarhémarisant le kalender ou le derviche, lemoine ignore-1- il qu’aux yeux c'e ce derviche, le vraiimpie , le vrai scélérat, est ce chrétien , ce pape, cemoine qui ne croit pas à Mahomet ? Faut-il qu’éter-nellemenr condamnée à la stupidité, chaque secte ap-prouve en elle ce qu’elle déteste dans les autres?
Qu on se rappelle quelquefois la parabole ingé-nieuse d’un peintre célèbre. Transporté , dit-il,enrêve aux portes du paradis, le premier objet qui frappemes yeux est un vieillard vénérable : à ses clefs , à fatête chauve, à fa longue barbe, je reconnois Saint-Pierre. L’apôtre se tient sur le seuil des portes célestes.Une foule de gens s’avance vers lui. Le premier quise prélente est un papiste. J’ai , lui dit-il, route mavie été dévot & cependant aísez honnête homme.Entre donc , répond le saint, êc place-toi au banc