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Tome troisième.
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440 DR z’ H O M M R.

besoin les fait pasteurs. Plus multipliés encore, ils de*viennent enfin cultivateurs. Or dans toutes ces diversespositions, Hiomme est:le destructeur né des animaux,soit pour se repaître de leur chair , soit pour défendrecontre eux le bétail, les fruits, grains & légumes né-cessaires à fa subsistance.

L’homme de la nature est son boucher, son cui-sinier. Ses mains font toujours fouillées de sang. Ha-bitué au meurtre , il doit être sourd au cri de la pitié.Si le cerf aux abois m’émeur, si ses larmes font coulerles miennes ; ce spectacle si touchant par sa nou-veauté , est agréable au sauvage que l’habitude y en-durcit.

La mélodie la plus agréable à l’inquisiteur sentiesliurlemens de la douleur. II rit près du bûcher oùl’hérétique expire. Cet inquisiteur , assassin autoritépar la loi, conserve même au sein des villes la féro-cité de l’homme de la nature ; c est un homme de íang,Plus on se rapproche de cet état, plus on s'accoutumeau meurtre, moins il coûte. Pourquoi le dernier bou-cher est-il au défaut de bourreau , forcé d’en remplirles fonctions ? C’est que fa profession le rend impi-toyable. Celui qu'une bonne éducation réaccoutumepas à voir dans les maux d’aurrui , ceux auxquels ilest lui - même exposé, sera toujous dur 8c souventsanguinaire. Le peuple l’est , il n’a pas 1 esprit d’êtrehumain. C’est, dit-on, la curiosité qui l’entfaîne àTyburn , ou à la Grève : oui, la première fois ; s'il yretourne, il est cruel. II pleure aux exécutions, il est