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testable ? l’homme de la nature qui, n’ayant pointfait de convention avec ses semblables , n’obéiroit.qu’à son caprice & au sentiment actuel qui l’inspire.
: III. proposition. Après avoir répété que l’éduca-tion efface les grandes qualités de l’ame , imagine-roit-on que Rousseau, page 191, tome 4 de l’Emile,divise les hommes en deux classes ; l’une de gens quipensent , Vautre de gens qui ne pensent pas ? diffé-rence scion lui, entièrement dépendante de la diffé-rence de 1 éducation. Quelle contradiction frappante !Est-i! plus d’accord avec lui-même, lorsqu’après avoirregarde l'esprit comme un pur effet de Inorganisation,& avoir en conséquence déclamé contre toutes sortesd’instructions , il fait le plus grand cas de celle desSpartiates qui commençoit à la mamelle ? Mais,dira-t-on, en s’opposant en général à toute instruc-tion , l’objet de Rouíleau est simplement de soustrairela jeunesse au danger d une mauvaise éducation. Surce point tout le monde est de son avis & convientque, mieux vaut refuser toute éducation aux enfansque de leur en donner une mauvaise. Ce n'est doncpas fur une vérité auffi triviale que peut insister Rous-seau. Une preuve du peu de netteté de ses idées furcet objet ; c’est qu'en plusieurs autres endroits deíes ouvrages il consent qu’011 donne quelques instruc-tions aux enfans, pourvu , dit-il, qu elle ne soit pasprématurée. Or fur ce point il est encore contradic-toire à lui-même.
XV. PROPosiTioN.il dit,page ryz, tome 5 cis