DES CO NN O 15 S AN CES II UM AÎNÉS. 56lméthode fit donner dans le rafineinent , àmesure que les philosophes s’appliquèrentaux matières de spéculation. Aussi-tôt qu’ilscrurent avoir découvert dans les choses desqualités plus abstruses , quelques-uns , soitpar singularité , soit pour cacher leurs con-noissances au vulgaire , se plurent à choisirpour caractère,des figures dont le rapport auxchoses qu’ils vouloient exprimer n’étoitpoint connu. Pendant quelque tems, ils sebornèrent aux figures dont la nature offredes modèles : mais par la suite elles ne leurparurent ni suffisantes ni assez commodespour le grand nombre d’idées que leur ima-gination leur fournissoit. Ils formèrent doncleurs hiéroglyphes de l’assemblage mysté-rieux de choses différentes , ou de partie dedivers animaux : ce qui les rendit tout-à-faiténigmatiques.
§. 1 5 1 . Enfin l’usage d’exprimer les penséespar des figures analogues , et le dessein d’enfaire quelquefois un secret et un mystère,engagea à représenter les modes mêmes dessubstances par des images sensibles. On ex-prima la franchise par un lievre ; l’impureté,par un bouc sauvage ; l’impudence > par unemouche 3 la science, par une fourmis , etc.
A a 4