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des Systèmes.
Ce sera donc par des idées particulières. Eneffet, rien n’est plus propre à expliquer unenotion que celle qui l’a engendrée. Par con-séquent on a bien tort de vouloir que nosconnoissances aient leur origine dans desprincipes abstraits ( 1 ).
Mais d’ailleurs quels seroient ces princi-pes ? Seroient - ce des maximes si générale-ment reçues quepersonne ne les ose contester ?Il est impossible qu'une chose soit et ne soit pasen même-tems ; tout et qui est, est ; et autressemblables ? On cherchera long - tems desphilosophes quiaient tiré de-làquelques con-noissances. Dans la spéculation, ils convien-nent tous à la vérité que les premiers priu-
(i) Locke a connu que les maximes abstraites ne «ontpas la source de nos connoissances. Il en donne des raisonsque je'ne rapporte pas, parce que son ouvrage est entre:les mains de tout le monde. Voyez Essai sur l’entendementhumain, liv- 4, chap. 7, §. 9 et 10. Mais à la fin du §. 11du même chap. l’autorité des mathématiciens lui en impose,et il approuve que les principes abstraits soient employéscomme préliminaires pour exposer des vérités connues. Jecrois avoir démontré l’inutilité et l’abus qu’il y a à en fairecet usage. Voyez Essai sur l’origine des connoissanceshumaines, part. 1 , sect. t , chap. 7. Voyez aussi la 2 part. }sect. 1, c. 4.