• r Mdrtìn Guerre'. 9fie complaisance , il auroit parc son in-fortune j mais comme je ne fuis point na-turellement malin , j’aime mieux en con-servant la vertu de Bertrande de Rois ,lui attribuer une grande facilité , & mô-me plutôt une grande indigence d’efprit.Sur ce principe je croirai qu’elle a pûêtre abuíée par l’Imposteur, qu’ayantdouté , elle n’a pas eu la force d’écíair-cir son doute , & qu’elle a mieux aiméy perseverer que de faire un éclat. Jecroirai que la vérité lui envoyoit derems en rems des éclairs , qu’elleretomboit après cela dans des tenebresqu’elle n’avoit pas le courage de dissi-per ; voilà l’état où elle fut pendant lerégné de l’imposteur. Enfin cette mê-me facilité qu’elle a euc à croire le fauxMartin Guerre , l’a entraînée à croirePierre Guerre & à poursuivre l’impos.teur. Les gens faciles agissent ordinaire-ment par les impressions d’autrui.
Arnaud du Tilh allégua d’abord pourfa défense pardevant le Juge de Rieux ,■que nul malheur n’égaloit le sien , puis.qu’il avoir une femme & des parensqui avoient le cœur si mauvais que delui contester son état & son nom pourle dépouiller de son bien qui pouvoirvaloir sept à huit mille livres , que Pier-
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Défense duí'aux Mar-tin Guerre.