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qui connoiísant Jacques le Moine, sé-duites par la relìemblance que ce jeuneMendiant avoit avec cet enfant ,croyent que c’est lui-même. Ils com-muniquent leur opinon à d’autres per-sonnes. On a dit au Procès que le sieurMordant Lieutenant General , 8c lefleur Louis Procureur du Roi au Siégéde Vernon , qui furent pris à partie ,furent les principaux auteurs de cetteidée , & on suppose qu’ils agirent parun esprit de vengeance, parceque Jean-ne Vacherot n’avoit pas voulu leur ven-dre un bien qui étoit a leur bienséance ,mais ils fe justifièrent alsez bien, 8c lelieutenant General avança qu il étoitabsent , lorsque la premiere scene sepaila. Pour ramener le fait à la vérité,disons qu’ils n’étoient coupables que deprécipitation , & de n’avoir pas appor-té toute l’attention qu’ils dévoient avoirdans leurs procédures.
Cette opinion favorable à Pensantfut contagieuse parmi le peuple , bien-tôt tout le monde regarda Jeanne Va-cherot comme une marâtre qui agilsoitd’intelligence avec Jean Monrousteaupour lui laisser son enfant qu’elle n’ai-rnoit point.
Le même jour le peuple s’émût à la