r r o fíìflaire d u Gueux
peuple que l’efprit de Dieu étoit en lui,parcequ imitant Dieu, il eut la sagessede pénétrer dans le cœur des deux mè-res , pour en découvrir les sentimens ,Sc connoître la vérité. Il prit le glaive,dont parle l’Ecriture, ce glaive perçantjufqu’à divííer í’efprit, il ouvrit le íeinde ces deux meres , il descendit dansleurs consciences, il y porta son Tribu-nal , sans s’arrêter à leurs paroles, il in-terrogea leurs sentimens.
Il ne faut pas penser que lorsque sen-tant est conçu dans le sein de sa mere ,ce lein soit le seul lieu où on le puissetrouver ; lorsque la nature le forme dansle sein , l’amour dans le même instantle produit dans le cœur, il est sensible-ment dans le sein, il est spirituellementdans le cœur, dans le sein elle animeion enfant, elle le soutient, elle le nour-rit : Dans le cœur de la mere, c’est sen-tant qui s anime , qui la soutient malgrésa langueur , qui nourrit son esperance.Le sein de la mere est le premier ber-ceau de senfant qu’il doit quitter aprèsquelques mois, le cœur est fa demeureperpétuelle,immuable. Il y a ce rapportentre le sein & le cœur , que senfantdoit avoir été dans le sein pour être dansìe cœur, Sc quand on ne le trouve point