Plaidoyer pour un Adedecin. i6y
l’illusion de toute une Ville.
On remarque de grandes beautésdans les Plaidoyers de M. Pignon, deM e Pousser de Montauban, & de M 1 -'de Fourcroy.
> d ai cru qu\à propos de ce dernier,je 5erois plaisir a mes Lecteurs & fur»
' tout aux Médecins, fi je leur faífoispart des endroits les plus curieux d’unplaidoyer qu’i! prononça à la Cour desAydes pour le S c de S. Agnan, Méde-cin,qui demandoit d'être exempt d’êtreCollecteur &c Asséeur des Tailles. Les< Habitans appelloient d’une Sentencequi avoir été prononcée en faveur duMédecin.
Dès le commencement, M. de Four- PJ»iVovcrcroy déclare que ce qui lui fait de la dec/n quf' 2 "■ peine , c’est l’exemple d’un Avocat à prétenditqui on imposa la même charge , & qui r | X coì-*s’en étant plaint a été condamné par lecteur de laArrêt contradictoire. Il dit si je demeu-t re d’accord que l’emploi de Médecinn’est pas si noble que celui d’Avocat,à cause de la conséquence qu’on tire del’Arrêt, ma Partie perd sa cause. Si jedis que l’emploi d’Avocat n’est pas sinoble que celui de Médecin, je trahisl’honneur de maprofefsiorqdans quellefâcheuse extrémité suis-je réduit ?