Band 
Tome I.
Seite
211
JPEG-Download
 

réclamé par deux Meres. i j jlinges tachés de sang & d’autres mar-ques qui dénotaient l’accouchement ,& quelle avoit dit à la Sage-Femme ,Madame est donc accouchée , à quoi laSage-Femme répondit avec précipita-tion, non elle ne l’est point. Cette fillene se rendit pas, & dit comment ne laseroit-elle point,puisque laMarquisedeBouillé qui étoit présente à l’accouche-ment l’a dit? La Matrone confonduerépliqua , elle auroic la langue bienlongue , fi elle vous avoit dit cela.

II y a lieu de croire , que si le pre-mier Juge n’eût pas été détourné parle Comte qui voulut ménager fa soeur,qu’on ne pouvoir pas déshonorer, quecela ne rejaillit fur lui -, il auroit décrétéla Marquise de Bouillé qui mourut enportant le poids de son secret jusqu’audernier soupir.

Enfin le Juge de Moulins rendit íaSentence, par laquelle il déclara laSage-Femme atteinte & convaincued’avoir supprimé l’enfant, provenu del’accouchement de la Com teste, & pourréparation elle fut condamnée à êtrependue , après avoir été appliquée à laquestion.

La Sage-Femme interjetta Appelde cette Sentence. Dans la fuite elle